Une « génération Parti de gauche »

Ces derniers jours, j’ai été invité en plusieurs villes pour soutenir des camarades du PG en campagne pour les élections municipales. Je constate combien l’apparition du PG transforme le paysage politique, et surtout à quel point notre parti contribue au renouvellement des cadres militants.

Observateur attentif de l’engagement de mes amis du PG dans toute la région, je suis frappé de la montée en puissance d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui, sans la création du Parti de gauche, n’auraient pas été « activés », n’auraient pas trouvé un cadre pour militer.

Pour un parti comme le nôtre aux effectifs somme toute modestes, cet engagement dans les municipales est encourageant, en dépit du fait que le Front de gauche a été mis à rude épreuve en de nombreux endroits (Ronchin, Douai, Villeneuve d’Ascq, Hénin-Beaumont, Arras…).

À Lille, notre tête de file Sébastien Polvèche (37 ans) se présente pour la première fois  à une élection. Lui et d’autres camarades comme François Delbrayelle (26 ans) et Adrien Quatennens (23 ans) et bien d’autres, portent fièrement nos couleurs au sein d’une liste du Front de gauche. C’est le cas aussi de Benoît Tirmarche (32 ans) à Wasquehal où un fort noyau communiste pro-Front de gauche a permis cette fois encore que l’opposition de gauche soit bien présente à l’élection.

À Harnes, c’est une femme courageuse Corinne Taté (35 ans) qui prend la tête de liste PG-EELV, comme je l’ai déjà relaté dans un billet précédent.

À Fouquières-Lez-Lens, Guillaume Fournier (36 ans) anime une liste d’union Front de gauche/EELV face à une municipalité PS sortante assez figée.

Dans le Douaisis, dans des configurations diverses, des camarades de 21 ans comme Florian Demory (à Dechy) ou François Guiffard sont candidats ou auraient dû l’être si nos partenaires avaient joué le jeu partout.

D’autres se sont révélés comme Thierry Duel à Wattrelos, artisan d’une liste Front de gauche – EELV, ou confirmés comme Claudio Macaluso à Anzin (liste PG). Je ne peux citer toutes les communes de la région où le PG est effectivement engagé dans l’élection au travers de ses militants ou sympathisants. Et ce avec deux points communs : d’abord, toujours dans la clarté c’est-à-dire dans l’indépendance absolue vis-à-vis du PS, ensuite avec une fougue et une impétueuse énergie qui réchauffe le cœur.

Ce n’est pas l’âge de ces camarades qui est important en soi, mais le fait que notre parti contribue à assurer la relève à gauche, alors qu’il n’existe que depuis la fin 2008 ! L’irruption du PG a changé le paysage en offrant un débouché politique à des « lutteurs » en mal de parti dans lequel s’investir. Dans plusieurs villes (à Orchies notamment), la présence du PG crédibilise la démarche du Front de gauche et a motivé les camarades communistes à s’engager dans une liste autonome du PS pour la première fois depuis bien longtemps. Même situation à Cambrai où les camarades habiles et chevronnés ont obtenu de haute lutte qu’une liste de Front de gauche élargi au NPA se présente aux électeurs. Cela irrite, quelque fois même chez nos alliés, mais dorénavant il faudra compter avec nous, par exemple à Arras où nous sommes passés à deux doigts de déposer une liste !

Ces élections sont donc celles de la confirmation du Parti de gauche, celles de son ancrage. Elles marquent l’avènement d’une « génération Parti de gauche » qui, appuyée sur l’expérience de militants plus anciens (dont je fais partie maintenant), donne au Parti de gauche – et donc à la résistance sociale – une force de frappe supplémentaire pour les futurs combats.

Avis aux amateurs, aux têtes dures et à ceux qui ne plient pas le genou, les portes du PG vous sont ouvertes !

Une réflexion au sujet de « Une « génération Parti de gauche » »

  1. Nous devons féliciter tous nos camarades engagés dans cette lutte des municipales qu’on voudrait nous faire croire « peu importante » C’est pourtant les mêmes thèmes que l’on retrouve au niveau national et tout d’abord l’austérité.
    Nous espérons une réussite à tous. Il y a eu des difficultés partout mais les camarades n’ont pas lâché. Et même s’ils ne sont pas arrivés à « conclure » la bataille était là.
    Nous serons à l’écoute des résultats et je suis sûre qu’on sera surpris.
    Amitiés républicaines Christiane

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